Les bons réflexes pour un deuxième achat immobilier

Acheter un bien immobilier, c’est comme faire du vélo, cela ne s’oublie pas ? En réalité, si une période de temps importante s’écoule entre votre premier achat et votre nouvelle acquisition, il y a fort à parier que vous oubliez beaucoup d’informations au passage. Votre mémoire va peut-être vous faire défaut sur les différentes étapes pour obtenir un crédit, ou encore sur les démarches obligatoires auprès du notaire. Voici une liste des bons réflexes à adopter lorsque vous achetez un deuxième bien immobilier.

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Se replonger dans la réalité du marché immobilier

Chaque achat de bien immobilier est une aventure à part. Même si vous avez déjà acheté une maison ou un appartement, ou même réalisé plusieurs investissements locatifs, vous devez considérer chaque vente comme unique. Certes, certains passages sont incontournables et déjà connus après un premier achat comme les visites, les échanges avec le vendeur, puis l’engagement avec un avant-contrat et enfin le passage devant le notaire. Souvent, il est également nécessaire d’avoir recours au crédit bancaire, bien qu’un second achat entraîne dans bien des cas un besoin limité, grâce à l’argent récupéré par la vente du premier bien.

Attention aux détails oubliés avec le temps depuis votre première acquisition. Vous ne vous souvenez peut-être pas de toutes les démarches à effectuer, et notamment des efforts à mener pour obtenir un financement. C’est aussi sur la réalité du marché que votre mémoire peut vous jouer des tours. Peut-être avez-vous oublié la réalité du marché, ou au contraire, vous vous en souvenez très bien ! Dans tous les cas, il est important de se familiariser à nouveau avec le marché de l’immobilier, et notamment d’actualiser les prix que vous avez en tête. N’essayez pas de comparer systématiquement le prix d’un bien immobilier entre aujourd’hui et il y a 10, 15 ou 20 ans ! Vous risquez d’avoir des surprises, et de tomber de votre chaise face à l’augmentation dans certaines villes.

De même, pensez à vous renseigner sur l’équilibre entre achats et ventes. Existe-t-il beaucoup de demandes et peu d’offres dans le secteur que vous visez ? Au contraire, l’offre est pléthorique, mais le marché vous semble bien peu enthousiaste… alors il va falloir agir en conséquence.

Acheter et vendre en même temps

Lorsque l’on est secundo-accédant, on achète pour la deuxième fois, mais cela ne signifie pas pour autant que l’on se sépare du premier bien acquis. L’achat d’un deuxième bien immobilier induit une multitude de possibilités.

  • Vous avez déjà un premier bien immobilier que vous souhaitez conserver, et le deuxième achat concerne une résidence secondaire ou un investissement locatif. Vous pouvez également acheter un appartement si vous avez actuellement une maison, et inversement ;
  • Vous avez déjà un premier bien immobilier que vous allez vendre, et dont la valeur est supérieure au bien que vous projetez d’acheter ;
  • Vous avez déjà un premier bien immobilier que vous allez vendre, et dont la valeur est inférieure au bien que vous projetez d’acheter.

En fonction de votre stratégie et de votre projet, l’attitude à adopter ne sera pas la même. Si vous conservez votre premier bien immobilier, l’achat d’un nouvel appartement ou d’une nouvelle maison ne dépend pas de la vente du premier bien. Cela simplifie grandement la transaction !

En revanche, si vous ne conservez pas le premier bien, vous allez alors mener ce que l’on appelle une double transaction. Le problème, c’est qu’entre vendre et acheter, ce n’est pas du tout la même chose. On en revient alors à l’importance de bien connaître le marché, et notamment l’état de l’offre et de la demande.

  • Si l’offre est supérieure à la demande, alors vous avez intérêt à vendre votre bien immobilier avant d’en trouver un nouveau. Si vous achetez avant de vendre, vous risquez de vous trouver en difficulté financière si vous n’avez pas les moyens d’acheter au comptant le nouveau bien. Soignez la vente en priorité, et décalez vos recherches du nouveau logement.
  • Si l’offre est inférieure à la demande, alors vous avez tout intérêt à acheter un nouveau bien avant de vendre celui que vous avez acheté en premier. En effet, avec ces conditions, vous risquez de mettre du temps à trouver la perle rare qui vous correspond, tandis que le premier bien va théoriquement « partir » rapidement…

Il convient de prendre en compte l’état du marché dans la commune où se situe votre premier bien immobilier, mais aussi dans la commune où vous souhaitez acheter, si celle-ci est différente.

Dans tous les cas, vendre avant d’acheter à nouveau est la solution à privilégier. Pourquoi ? Car vous pouvez mieux évaluer votre capacité d’emprunt, et vous évitez les prêts relais très coûteux. En ayant du temps entre la vente et le nouvel achat, vous pouvez acheter de manière plus sereine, en évitant une vente en cascade (lorsque l’achat est conditionné par la vente du bien initial via une clause suspensive).

Bien étudier sa capacité d’auto-financement et le besoin de crédit

Si les primo-accédants bénéficient d’un ensemble d’aides et de dispositifs dédiés pour réaliser une première acquisition, il n’existe pas d’aide particulière pour un deuxième achat. Il est possible d’optimiser votre montage financier et d’utiliser le crédit de manière fine pour votre nouvel achat.

Si la vente du premier bien vous permet de récupérer une somme importante, vous pouvez la réinjecter intégralement ou en partie pour le nouvel achat. Faut-il systématiquement apporter la somme la plus forte ? Non ! Regardez les taux d’intérêt pratiqués par les banques, et interrogez-vous sur la pertinence d’utiliser le crédit. Même si vous avez les moyens de vous offrir votre nouveau bien immobilier et de l’acheter au comptant, il est parfois utile d’utiliser le crédit immobilier.

  • Vous pouvez conserver une épargne de côté et ainsi prévoir l’avenir, et vous mettre à l’abri de situations difficiles qui pourraient survenir ;
  • Grâce à un taux de crédit bas, notamment si vous empruntez un montant réduit, vous pouvez disposer d’intérêts limités. Les sommes que vous n’avez pas investies peuvent alors être placées sur un produit d’épargne et vous rémunérer pour compenser les intérêts, voire même vous apporter un retour plus fort.

Mener cet arbitrage entre l’apport et le recours au crédit est essentiel. Vous devez juger de votre capacité d’autofinancement, et interroger sur l’utilité ou non du crédit immobilier pour votre projet.

Pour vous aider, vous pouvez compter sur l’aide d’un courtier en crédit immobilier. Ce spécialiste de la finance agit dans votre intérêt, et va vous aider à monter votre dossier, et à utiliser le crédit bancaire selon votre profil. Pour votre deuxième projet d’achat, sollicitez un courtier un crédit immobilier pour emprunter dans les meilleures conditions. Monemprunt.com est un courtier en ligne gratuit. Faites une estimation en quelques clics, ensuite un expert dédié répondra à vos questions et vous accompagnera dans toutes les démarches pour l'obtention du meilleur crédit immobilier. Vous profiterez ainsi de son pouvoir de négociation auprès des banques.